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Florian Ledoux © 2013 - 2019 - Toutes reproductions même partielles interdites

"Il y a des images qui pourraient vous impressionner par leur maîtrise technique, et d'autres images qui vous font ressentir quelque chose. Cette photographie m'a émue. Elle est particulièrement poignante avec la situation climatique à laquelle notre monde est confronté en ce moment."

Jarrad Seng, cinéaste et Jury Skypixel / DJI.

À propos de Florian

  • 1er Prix Aerial Photography (video) HIPA 2019 Dubaï
  • Drone Photographer of the Year 2018 SIPA
  • Grand Prix Drone photography 2017
  • 1erPrix Wildlife The Nature Conservancy 2018
  • 1er Prix Drone Video Animals 2018
  • 1er Prix Landscape Arctic Biodiversity 2018
  • 3ème Prix Wildlife Arctic  2018
  • 3ème prix Drone Photography 2017
  • Highly Honored au Nature's Best Photography 2018

Depuis tout jeune, le goût de l’aventure l’a toujours poussé à la recherche de lieux où la nature est reine, pure et vierge, où les couleurs de la terre ne sont jamais les mêmes, où les hommes ont une histoire, où les rencontres forgent l’esprit. A 12 ans lorsque qu’il débute la photographie, Florian était loin d’imaginer qu’il y trouverait son moteur de vie.

Autodidacte, il développe cette passion jusqu’à acquérir assez d’expérience pour devenir photographe reporteur dans la Marine National Française. En parallèle, il commence ses propres projets personnels de photographie en travaillant sur des reportages au Groenland. Il ne fait aucun doute que la beauté de la nature, la recherche de lieux isolés et sauvages dans l’Arctique, l’ont conduit à la photographie.

Plus tard, un nouveau projet l’a rapproché de la faune Arctique. Ainsi il sût définitivement qu’il souhaitait consacrer ses compétences et son travail à la nature et la vie animale sauvage de l’Arctique, et passer plus de temps près des différentes espèces.

Aujourd’hui son engagement à créer des images nouvelles et significatives est également reconnu par des organismes de conservation tels que l'Union internationale pour la conservation de la nature.

Observer, Témoigner,
pour Protéger l'Arctique

Durant l’été 2017, j’effectue un reportage animalier au Nunavut, à l’occasion d’une expédition de 6 000 km durant deux mois du Groenland au Nord Canada. De ces régions très reculées du monde, je reviens avec un fonds d’images animalier original, nouveau.

À la même periode que notre expédition, le 14 août 2017, le gouvernement du Canada et du Nunavut ont convenu d’établir une aire Marine Nationale Protégée, la plus grande aire protégée du Canada appelée Tallurutiup Imanga. Mais l’objectif de protection de 10% d’ici 2020 reste encore loin. Ce fut une grande réussite, mais en 2016, seulement 4,7% des zones marines de l’Arctique étaient protégées.

Les ours blancs font face à une série de menaces qui ont un impact sur leur futur statut de population. Ils sont parmi les premiers réfugiés du changement climatique. L’observation la plus frappante lors de mon reportage était le manque évident de banquise.

Selon l’analyse réalisée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), avec qui je travaille, il existe un réel potentiel de réduction importante de la population d’ours blancs si la perte de glace se poursuit à long terme, qui est prévu par les modèles climatiques et d’autres études. Des populations réduites, une condition corporelle moins bonne et des changements dans la distribution et le comportement sont maintenant apparents.

Le moment le plus intense de l’expédition a sans aucun doute été mes rencontres intimes avec ces animaux majestueux, l’ours polaire. Pour moi, il n’y a pas de meilleur sentiment que d’être proche de ces magnifiques mammifères, partageant un espace avec eux. Je me souviendrai toujours du moment où j’ai vu mon premier ours polaire, j’ai pleuré pendant les trois heures que nous avons passées près d’eux. Je l’ai découvert en train de nager et au moment où j’ai laissé mes jumelles pour l’annoncer à notre capitaine, je pleurais déjà.

Quand je me trouve dans l’Arctique lointain, coexistant en harmonie avec la faune, je sais que c’est là que tout a un sens. Je le sais parce que je le sens profondément en moi. C’est une vibration profonde qui consume mon corps et mon âme dans son intégralité. A ce moment, le besoin de créer une image dont je me souviendrais le reste de ma vie avec un message fort pour protéger cette région, me vient alors naturellement.

Ces moments sont précieux pour moi, quelque chose se passe en moi. C’est pour ça que je vis. Quand je photographie, je suis ailleurs. C’est, je suppose, la passion, ma passion pour servir la conservation de la faune arctique.

Je crois et aspire à apporter une nouvelle perspective sur la faune que nous connaissons déjà bien de la photographie traditionnelle. Je crois que ces images nous permettent d’observer et de documenter leurs comportements sous une approche et un angle nouveaux, en révélant les animaux dans leur globalité ainsi que dans un habitat et un paysage plus larges, d’une manière qui n’a jamais été possible avant. Il est plus que temps d’agir, je veux que mes photo aide la conservation à créer d’avantage d’aires marines de conservation.