Côté expéditions

Région Ammassalik à l'Est du Groenland, 2500 habitants- En savoir plus sur l'expédition
Région Kujalleq au sud du Groenland, 7,151 habitants - En savoir plus sur l'expédition
Kulusuk petit village de 235 habitants aux confins du monde - En savoir plus sur l'expédition

Expédition Groenland Est 2016

Le changement d'une culture

Retrouvaille avec mes connaissances Inuit. C’est le début du mois d’Avril, après avoir essuyé une tempête par quinze degrés Celsius en dessous de zéro et un blizzard de 160 kilomètres par heures restreignant la visibilité pendant quelques jours, nous voilà, Angani, inuit de Kulusuk, et moi partis sur la banquise à la chasse aux phoques pour le début de ma troisième expédition. C’est un paradis blanc qui se dévoile sous mes yeux. Tout est pur et s’étend vers l’infini. Parfois dans le blizzard il devient difficile d’apprécier les reliefs. Glacé sur le traîneau à chiens, nous arrivons à deux trous de pêche. La glace à rebouché ces derniers. Ils nous faut une bonne demi-heure durant casser la glace à l’aide d’un pic. Une occasion de se réchauffer et de finir en t-shirt sur la banquise, ce qui me rappel une phrase de Sibérien : ” Le froid c’est pour les feignants”.

J’ai décidé de revenir dans une région que je connais bien pour vivre chez les Inuits et comprendre leur mode de vie pour recueillis, un état des lieux de l’évolution de la géographie et des sociétés du Groenland.

Après ces quelques semaines au sein de leur communauté, j’ai appris leur dialecte pour communiquer, comment découper du phoque, comment lire la glace.

A l’issue d’une tel expérience, dès lors de la fin de cette expéditions je partage ma connaissance de la culture Inuit avec les groupes de touristes qui arrivent tout juste au Groenland.

Expédition Groenland Est 2015

Une des région les plus isolée

Malgré une longue préparation rigoureuse d’un an, un élément perturba le déroulement de l’expédition. La fonte de la neige avait pris du retard, et la glace était anormalement présente dans tous les fjords et baie pour la fin du mois de Juin, empêchant toutes navigations. Accompagné de deux personnes, nous devons sans cesse nous adapter. Ainsi nous avons vraiment commencés à nous rapprocher des Inuits. Finalement nous irons de petit village en petits villages où nous installerons des camps de base à proximité Kulusuk, Kuummiut, puis à Tiniteqilaaq avant de rejoindre la grande ville de 2000 habitants.

Là, au sommet d’une montagne, je me tiens debout. L’air frais et pur envahit mes poumons. La vue, insaisissable, inonde mon âme. Tous les sens sont alors en éveil.  Il y a une force invisible qui s’empare de toute âme ici où la nature règne. En montagne, c’est comme vivre. Le doute nous conduit à choisir. Choisir une destination de vie, une direction vers le sommet.

Il y a mille chemins possibles. Ce qui compte n’est pas tel ou tel sommet. C’est l’amour et la détermination que nous mettons dans ces marches vers les sommets qui nous transforment. Nous avons tous notre sommet intérieur à nous même à gravir.

Quelque peu frustré de ne pas avoir vu tout de cette région, coincé par un tapis blanc d’icebergs, il me faudra revenir.

Ces paysages hostiles et dépourvus de tout possèdent une beauté unique à couper le souffle. Ici au milieu de ces icebergs et de ces montagnes qui bordent la petitesse humaine, seul le temps et la glace son maîtres.



Expédition Groenland Sud 2014

Une terre de liberté

Le soleil se lève lentement, comme nous marchons loin de toutes les peurs et de tous les défauts que nous avons laissés derrière nous. J’étais bien loin de me douter que le Groenland aurai tant à nous offrir tant sur le plan naturel que humain. Pendant cinq semaines, j’ai parcouru en kayak, en bateau et à pieds la région sud du Groenland. Un lieux où les paysages verdoyants viennent côtoyer la glace et créer de forts contrastes.

Se lever, souffler sur les braises froides pour raviver le feu du matin, faire chauffer son thé, lancer un time-lapse photo, chercher du bois, guetter le climat, trouver le prochain passage de la rivière à traverser, trouver un lieu pour le bivouac. Autant d’actions simples qu’élémentaires dont nous avons considérablement oubliées le sens dans nos quotidiens.

Aussi tôt rentré, l’appel de l’aventure ce faisait ressentir.
Chaque aventure comme celle-ci entraîne de profonds changements en nous, alors, peut-être ne suis-je jamais rentré?